lundi 17 décembre 2007

Une simple histoire de bague?





Natation - ChE (PB) - Réactions - L Equipe
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Laure Manaudou a pris la médaille d'argent du 200 m libre. Ecoutez sa réaction.


Elle ne veut pas en dire plus, mais elle en a déjà beaucoup trop dit. Tous les journalistes présents sur place se sont alors empressés de chercher à savoir ce qui a déstabilisé la nageuse et expliquerait sa piètre prestation. Et c'est, Patricia Quint, l'entraîneur national de l'équipe de France féminine, qui s'est dévouée pour en raconter plus. Une histoire de coeur, bien entendu. Avec Laure Manaudou, ce ne pouvait être autre chose.
Son ex petit ami, Luca Marin, aurait fait irruption en chambre d'appel quelques minutes avant le début de la course pour discuter avec la championne. Discuter de quoi? Visiblement, il lui aurait demandé de lui rendre sa bague de fiançailles, ce que la championne a fait... devant toute l'équipe italienne.
Ça, c'est la version officielle. En réalité, de nombreux sites Internet proposent une tout autre version (ou du moins un complément d'explication). Nettement moins à l'eau de rose. Des photos de Laure Manaudou dans son plus simple appareil circuleraient (le conditionnel est de rigueur puisque leur authenticité reste à prouver) sur le Net. Celles-ci seraient extraites d'une sextape (vidéo d'ébats sexuels destinée à un usage censé rester privé) diffusée par Luca Marin. La preuve sur ce blog (n'espérez pour autant vous rincer l'oeil! La plupart des bloggeurs ont eu la décence de ne pas publier les photos les plus équivoques).

vendredi 14 décembre 2007

Si la cécité m'était contée

Impossible pour un voyant de visualiser un monde sans forme et sans lumière. Intrigant de savoir ce qui se cache sous les paupières fermées. Facile de faire d'un accident incroyablement brutal ou d'une tragédie fantaisiste la cause de la cécité.
Pour toutes ses raisons, l'écrivain et le cinéaste ont parfois fait d'un aveugle un personnage important de leurs créations. Quatre exemples piochés à travers l'Histoire.

TIRESIAS/ Contes et légendes de la mythologie grecque/ Antiquité

Tirésias est le devin le plus récurrent de la mythologie grecque. Deux hypothéses à sa cécité : soit il a eu le malheur de surprendre durant son bain la déesse guerrière Athéna qui l'a alors puni en le privant de la vue; soit, ayant été femme pendant sept ans puis homme pendant le reste de sa vie, Tirésias a été choisi par Zeus et Héra pour répondre à la question suivante : qui de l'homme ou de la femme éprouve le plus de plaisir pendant la relation sexuelle? Il répondit "la femme", Héra décida alors de le punir. En contrepartie de sa cécité, il reçut le don de divination grâce auquel il aide Oedipe (qui devient à son tour l'aveugle qui sait) puis Ulysse dans leur quête.
Tirésias est l'exemple de la manière dont l'aveugle est utilisé lorsque la création est empreinte de religion ou de surnaturel. A l'incompréhension originelle de l'infirmité se substitue une explication sacrée : la punition est divine. Mais déjà apparaît l'idée qu'en perdant un sens, l'aveugle se doit forcément de gagner quelque chose, d'obtenir une compensation qui est ici elle-même surnaturelle.

DAREDEVIL/ "Daredevil", de Stan Lee et Bill Everett/ 1964

Alors qu'il est un jeune garçon, Matt Murdock est victime d'un accident en sauvant un vieil homme qui allait être écrasé par un camion. Des déchets radioactifs tombent alors sur celui qui va devenir Daredevil : celui-ci perd alors la vue, mais gagne en échange un sens radar ainsi que des capacités beaucoup plus développées. Devenu un véritable athlète, il fait la promesse, après l'assassinat de son père, de devenir avocat et de mettre ses pouvoirs (qu'il doit auparavant essayer de maîtriser) au service de la justice.
Loin des considérations sacrées, l'idée de compensation de la cécité est toujours présente. En perdant un sens, les quatre autres se développent automatiquement. Mais là où la réalité commence à poindre, c'est que renforcer ses sens nécessite un apprentissage laborieux, un travail harassant que Daredevil exécute aux côtés de son mentor Stick, aveugle lui aussi. Là encore, la cécité a une explication ô combien romanesque, qui fait que l'aveugle ne peut devenir qu'un héros, un défenseur de la justice, comme souvent dans les comics américains.

ZATOICHI/ série Tv et film éponymes/ années 70 et 80 (TV), 2003 (cinéma)

Dans le film de Takeshi Kitano sorti en 2003, Zatoichi est un masseur aveugle itinérant qui gagne sa vie grâce à son don pour remporter les jeux de hasard. Derrière sa frêle apparence, il est un redoutable combattant. Après avoir rencontré deux geishas dont la famille a été massacrée par un gang, il décide de partir à la recherche des membres de ce clan et de les éliminer un à un.
Dans "Zatoichi", encore plus que chez Daredevil, l'histoire repose sur le contraste entre la maladresse et la fragilité supposées du voyageur indigent, et son invicibilité au combat. Apparaît également le fantasme de la cécité feinte. Dans le film, Zatoichi n'est pas aveugle, il use de ce leurre pour mieux connaître la profondeur de chaque personne qu'il rencontre. Sans en appeler au fantastique, le handicap est alors conçu comme source de connaissance.

JOSETTE/ "Des aveugles", d'Hervé Guibert/ 1985

Septième roman d'Hervé Guibert, écrit après un reportage réalisé par l'auteur à l'Institut national des jeunes aveugles du boulevard Duroc, "Des aveugles" raconte l'histoire d'un couple de non-voyants, Josette et Robert, vivant tout deux au sein de l'Institut. Leur amour oscille entre complicité (des harmonies musicales composées en commun) et incompréhension des passions de chacun (les combinaisons de motard pour Robert et les souris pour Josette). Josette rencontre un masseur aveugle qui travaille à l'Institut et devient son amant. Le couple d'amants projette alors de tuer Robert.
Loin des fantasmes nourris par les voyants sur les aveugles, l'analyse se veut ici proche du documentaire. Le handicap n'est plus le coeur de l'action, l'histoire de couple est semblable à celle des voyants. La cécité n'est plus qu'une particularité physique. Mais l'écrivain se trouve confronté à la difficulté de découvrir l'intériorité des aveugles sans se raccrocher aux aspects les plus triviaux. Une mission qui se révéle irréalisable pour un voyant.

jeudi 13 décembre 2007

La mouche qui veut se faire aussi grosse que le phoque


"Le nouveau Ronaldinho", "Le phénomène Kerlon"... Sur le Net, les surnoms flatteurs s'entassent, un site internet en français a été créé, les rumeurs de transfert (Lyon, PSG) vont bon train. Un reportage lui a même été consacré dans Téléfoot.
Meilleur buteur du championnat d'Amérique du Sud des -17 ans en 2005, élu meilleur joueur de ce tournoi, Kerlon suscitait à l'époque l'engouement des spécialistes pour de bonnes raisons.
Depuis, deux saisons comme pro au Cruzeiro, 43 apparitions souvent comme remplaçant, un seul but marqué contre une équipe médiocre (Ituiutaba). Ce poids mouche (1m 67) peine déjà, à tout juste 19 ans, à confimer les espoirs placés en lui.
Pourtant, on parle toujours autant de lui. Pour des raisons plus folkloriques cette fois. Le petit Brésilien a en effet l'habitude d'avancer sur le terrain en jonglant de la tête. Un nouveau dribble dit "de l'otarie" (drible da foquinha), qui crée toutefois une véritable polémique en raison de l'exaspération que le geste provoque. "S'il tente ça face à moi, je le démonte. J'utilise des coups de capoeira s'il le faut. Ce dribble est une insulte aux joueurs qui sont en face." (Luiz Alberto, éphémère joueur de Saint-Etienne).


Coelho (Atletico Mineiro) a donc quant à lui joint le geste à la parole. Expulsé pour cette faute, il prend au départ quatre mois de suspension. Réduits finalement à cinq matches.
En attendant de parler de Kerlon comme d'un grand joueur, il a gagné sa place au panthéon des inventeurs de dribble.
Avec des joueurs comme Ronaldinho et sa virgule :

ou Cuauhtemoc Blanco et son saut de grenouille :

lundi 10 décembre 2007

Miossec en vrac


free music

Vous connaissez sans doute Miossec, chanteur qui ne sait pas chanter, Brestois qui ne se revendique pas breton, artiste à la plume intime mais qui préfère écrire pour les autres (Halliday, Gréco, Bashung). "Un mec qui a obtenu des diplômes, bossé pour tout larguer, qui est revenu à la maison familiale et a voulu devenir musicien à trente balais" (En quarantaine). Mais, ça, le saviez-vous?


Durant ses premières années dans le métier, Miossec était passé en maître en matière de sabotage de concerts. Sa victime préférée : Dominique A, son alter ego à en croire les articles publiés à l'époque. Exemples de sabotage : écire sur les panneaux indiquant la loge de Dominique A "crack, LSD, coke..." ou encore s'installer derrière la batterie et taper à contre-temps du percussionniste.


En 1995, Miossec reçoit le prix de Paris de la chanson française pour "Non non non non (je ne suis plus saoul)". Il décide finalement de ne pas assister à la cérémonie pour ne pas avoir à recevoir la récompense des mains du maire RPR de l'époque, Jean Tibéri. "La présence de Juliette Gréco (alors présidente du jury) m'attirait vachement mais celle de Tibéri s'avérait suffisamment répulsive pour que je reste à la maison."


"Et l'on aura si chaud tous les deux/Qu'on dira merde au bon dieu/On dira merde au bon dieu/Et surtout à Jean-Paul II/Et surtout à Jean-Paul II." A cause de ce couplet, RTL prend la décision en 1996 de ne plus diffuser la chanson de Miossec "Regarde un peu la France".


La version de "Baltimore" chantée par Nina Simone (la chanson a été écrite par Randy Newman) est pour Miossec un des morceaux les plus émouvants jamais interprétés. "Je ne comprends rien aux paroles, mais j'ai pleuré plusieurs fois en l'écoutant. Avec Nina Simone, cette chanson prend une dimension supplémentaire."



Nina Simone - Baltimore
Found at skreemr.com

Une affaire pour Julien Courbet?


Certaines figures médiatiques feraient bien d'éviter les soirées mondaines. A peine lancée dans la course aux législatives en juin dernier, l'avocate Sylvie Noachovitch, chroniqueuse dans l'émission Sans aucun doute et candidate UMP dans la 8ème circonscription du Val d'Oise, se gratifie de quelques propos racistes lors d'un dîner réunissant le jury d'un prix littéraire.
Parlant de son mari : "Il peut dormir tranquille : dans ma circonscription, il n'y a que des noirs et des arabes. L'idée de coucher avec l'un d'eux me répugne."
Difficile d'enchaîner après une telle déclaration! Politiquement, la situation aurait pu être pire. Battue par Dominique Strauss-Kahn en juin, elle vient d'obtenir 37,43% des suffrages ce week-end, lors des législatives anticipées (et oui! DSK vit désormais à Washington), ce qui la place en seconde position derrière la candidat PS, François Pupponi (38,83%).
Surtout, Sylvie Noachovitch et sa personnalité hargneuse sont devenues la bête noire des internautes qui multiplient les vidéos parodiques (un article du Monde en propose plusieurs).
En bonne camarade de Julien Courbet, l'avocate a porté plainte contre les auteurs de ces parodies.

vendredi 7 décembre 2007

Une enfant de la télé


Après avoir passé quelques mois enfermés dans un loft, Steevy Boulay a obtenu sa propre émission télé "Génération Steevy", Laure de Lattre a été engagée par Europe 1, Kimy (bravo à ceux qui se souviennent d'elle) par MCM et Philippe (idem) par Comédie.
Après avoir passé huit ans enfermée chez un détraqué autrichien, Natascha Kampusch a obtenu elle aussi sa propre émission intitulée "Natascha Kampusch reçoit" qui sera diffusée à partir de février prochain sur la chaîne privée autrichienne Puls 4.
Décidément, lorsqu'on fait de l'audimat (la première interview accordée par la jeune Autrichienne avait été diffusée par 120 chaînes), les portes de la télévision s'ouvrent bien facilement. Nul besoin de prouver ses qualités de journaliste, ou d'animateur, ni même d'analyste de quoi que ce soit.
"J'avais depuis longtemps l'idée de sortir du rôle d'objet médiatique passif pour avoir un rôle médiatique créateur." Comme si les médias devaient indubitablement faire partie de sa vie.

Quel cynisme de la part des producteurs de Puls 4 qui doivent se frotter les mains, se disant que la curiosité des téléspectateurs autrichiens garantira le succès du programme. Natascha, c'est la petite princesse des médias, la pauvre gamine que tous ses compatriotes ont eu le sentiment d'avoir abandonné pendant huit longues années.
Au final, ce faits divers, qui aurait pu être riche en enseignements sur la psychologie humaine, ne nous aura pas appris grand chose. On ne sait presque rien de plus sur la manière dont un humain peut s'adapter à la vie en société après avoir été privé de tout contact avec l'extérieur. Si ce n'est que Natasch ne peut sortir seule et qu'elle est irritée par les "gens qui parlent trop fort, qui ont des odeurs différentes, qui fument et qui se parfument"... Rien qui permettrait d'alimenter une réflexion fournie sur les conséquences de l'absence de socialisation ou sur le syndrome de Stockholm.
Alors, comme visiblement Natascha Kampusch ne souhaite rien dire sur elle, qu'elle essaie donc de faire parler les autres!

jeudi 6 décembre 2007

Touchez sa bosse, jeunes footballeurs!


Lilian Laslandes réunit à peu près tous les critères qui vont à l'encontre de l'archétype du footballeur professionnel. L'anti-star moderne, réminiscence des légendes du foot des années 50-60. Une carcasse voûtée qu'il traîne depuis de très longues années sur toutes les pelouses françaises, la signature d'un premier contrat pro sans être passé par un centre de formation et après avoir été repéré en amateur, une hygiène de vie douteuse, une incapacité chronique à dribbler et un manque criant d'explosivité compensés par sa panoplie du buteur à l'ancienne.
Un des rares attaquants (car en plus de tout cela, le Niçois évolue à un poste où la vivacité et la fraîcheur constituent plus qu'ailleurs des qualités essentielles) qui échappe au diktat de la formation et à la loi du foot moderne, et qui pourtant chaque week-end à 36 ans passés, prouve qu'il a largement sa place dans une équipe correcte de Ligue 1. Meilleur buteur français en activité avec 126 buts, il a assuré sa place dans la légende.